• Le 22 décembre 2017

Une équipe de recherche franco-polonaise impliquant des chercheurs de l’Institut des matériaux Jean Rouxel (IMN – Université de Nantes - CNRS) a développé une approche unique qui ouvre de nouvelles perspectives dans le développement d’appareils électroniques plus "verts" composés de matériaux recyclables. Les résultats ont récemment été publiés dans Nature Materials.

Innovation : bientôt des appareils électroniques plus Smartphone, tablette, objets connectés,… tous les appareils de notre quotidien utilisent différentes technologies de stockage d'électricité pour pouvoir fonctionner. De plus en plus d’appareils utilisent un système hybride (lithium-ion capacitor), entre la batterie et les super-condensateurs, qui permet d’avoir une densité de puissance 10 à 100 fois supérieurs aux batteries. "Pour fonctionner, ces appareils ont besoin d’une source de lithium qui ne sert qu’une seule fois, lors de la première charge", explique Thierry Brousse, chercheur à l’Institut des matériaux Jean Rouxel (IMN). "Aujourd’hui, on utilise surtout du lithium métallique comme source ce qui pose des problèmes de coût et de sécurité. Des oxydes lithiés ont également été proposés mais ils sont difficilement recyclables et surtout ils sont extraits de minerais, ce qui pose des problèmes écologiques."

Pour la première fois, les chercheurs ont développé une approche consistant à utiliser un composé organique recyclable comme alternative. "Nous avons étudié la possibilité d’utiliser une molécule "renouvelable"  qui dispose de certaines propriétés permettant de n’avoir aucun effet néfaste dans le processus de chargement des dispositifs lithium-ion capacitor, ni dans leur fonctionnement", souligne Thierry Brousse. "L’utilisation de cette molécule permettrait de faciliter la fabrication de ces systèmes de stockage hybrides et donc d’avoir des appareils plus écologiques et plus facilement recyclables. L'implication d'un doctorant entre les équipes françaises et polonaises a été la clé de la réussite pour faire aboutir ce projet." Les chercheurs étudient désormais la possibilité d’utiliser d'autres matières organiques issues de la biomasse.